Arrivé sur les plages désertes du Barcarès en 1967 par la volonté du sénateur Gaston Pams, alors président de la SEMETA, société qui avait été mandatée dans les P.O. par l’Etat afin de mener à bien la Mission Interministérielle pour l’Aménagement Touristique du Languedoc-Roussillon, le paquebot fut l’un des premiers complexes de loisirs de notre côte et le plus prestigieux. Le Lydia, qui a connu ses heures de gloire dans les années 1960/70 auprès du showbiz parisien, reste l’un des monuments les plus visités de la région.
Le seul bateau qui ait bien pris la terre
Difficile de quantifier les foules qu’il déplace : outre son feu d’artifice, qui a la particularité d’être tiré de tous les ponts du bateau, et auquel assistent chaque été depuis 4 décennies des dizaines de milliers de spectateurs, ce sont environ chaque année 600 à 700 000 « visiteurs » qui ne voudraient quitter la terre catalane ou audoise sans avoir vu « de leurs propres yeux » cet exemplaire unique au monde de paquebot devenu immeuble.
Unique, oui, et pour cause : « le seul bateau qui ait bien pris la terre », comme disait Gaston Pams, président de la SEMETA, première propriétaire du Lydia, est la résultante d’une entreprise un peu folle, à la réussite surhumaine et totalement aléatoire, pourtant tentée par les hommes.