Chenilles processionnaires

Les chenilles processionnaires s’attaquent aux Pins, où elles établissent leurs nids. Attaquées, celles-ci deviennent « dangereuses », en dégageant des poils urticants, pour les hommes, et les animaux.

La Ville de le Barcarès réalise un traitement biologique chaque automne, des pinèdes, des rues bordées de Pins, par les airs (hélicoptère) ou sur terre (tracteur), mais également des traitements préventifs, à la fin du printemps, avec la mise en place de pièges dans les Pins (pièges à phéromones).

Les palmiers sous haute surveillance

Malgré leur apparence inoffensive, le charançon rouge du palmier et le papillon palmivore sont deux ravageurs de palmiers à éradiquer dès leur apparition.

Depuis le 21 juillet 2010 un arrêté du Ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche fixe les modalités de la lutte contre ces insectes, et tout propriétaire de palmier infesté doit en faire la déclaration au Service Régional de l’Alimentaion (SRAL) ou au maire de la commune.

Cela permet de mettre en place une lutte préventive dans un rayon de 100 mètres autour des sujets. Cette opération est obligatoire et doit être réalisée par une entreprise ou une personne au service de la SRAL.

Le Rhynchophorus ferrugineus s’attaque plus particulièrement au palmier des Canaries et au palmier dattier. Les femelles pondent 200 à 300 oeufs à la base des jeunes palmes ou dans des blessures sur les palmes et les troncs. Les oeufs éclosent 2 à 5 jours après. Les larves se nourrissent des tissus vasculaires en forant l’intérieur des palmes. Le stade larvaire dure 1 à 3 mois. Les larves se nymphosent dans des cocons cylindriques et ovales constitués de fibres végétales (grosses bobines de fil). Les adultes émergent au bout de 14 à 21 jours. La totalité du cycle de développement (environ 4 mois) de ce ravageur se passe dans les palmes ou le tronc.

Symptômes et dégâts :

Les arbres fortement attaqués perdent la totalité de leurs palmes et le pourrissement des troncs aboutit à leur mort en quelques mois. Les premiers symptômes n’apparaissent que bien après le début de l’infestation d’où l’importance d’un dépistage dès les premiers signes d’attaque. Il est
important de surveiller l’aspect anormal des jeunes palmes centrales : encoches régulières comme des coups de ciseau, chute de pousses vertes, présence de sciure, de cocons et de galeries à la base des palmes ; désaxement des palmes centrales (aboutissant au stade ultime, à leur affaissement et dessèchement signe de la mort du palmier).
 

Le Paysandia Archon s’attaque à plus de 20 espèces de palmiers, mais il élit volontiers domicile sur les Chamaerops humilis, Trachycarpus fortunei et Phoenix canariensis.
La forme et la taille du cocon du papillon du palmier sont identiques à celle du Charençon, à la différence près qu’il est formé avec des fibres de palmier assemblées longitudinalement comme un fagot. La plupart du temps, le papillon crée une galerie alors que le charançon fait un trou du type carie et sa chenille a des pattes.

Symptômes et dégâts :

Perforations sur les palmes aboutissant à leur dessèchement prématuré. Développement anormal des palmes centrales, et galeries visibles à leur base. Présence de sciure agglomérée sur le tronc, et au stade ultime, déformation du palmier avant son dépérissement total.
 

Lutte contre ces nuisibles
La prévention et des traitements appropriés sont la clé de la lutte contre les tueurs de palmiers. La municipalité s’est engagée dans cette démarche aux côtés des différents intervenants, avec des visites de contrôle tous les 15 jours. Il est également important de limiter les blessures causées aux arbres, très attractives pour le charançon rouge. Il est donc conseillé de faire tous les travaux de taille en hiver, époque où le charançon ne vole pas. Les blessures naturelles ou dues à la coupe doivent être protégées par une application d’insecticides ou de mastic cicatriciel pour empêcher la ponte. La pose de pièges pour le papillon limite également la propagation de l’insecte.

Traitements
Les traitements diffèrent en fonction de l’avancement de la contamination (bourgeon central indemne ou pas), mais sauveront l’arbre s’ils sont effectués rapidement. En zone urbaine ou dans les jardins privés, seuls les professionnels habilités par la FREDON (Fédération Régionale de Défense contre les organismes nuisibles) sont autorisés à intervenir. Les palmiers qui présentent un affaissement central, signe d’une destruction avancée du tronc devront être détruits et brûlés sur place. En revanche, les spécimens traités à temps dès les premiers symptômes pourront être sauvés, d’où l’importance du signalement auprès de la SRAL ou de la mairie.

Que faire
En cas de suspicion de contamination, contactez les services techniques au 04 68 86 64 40, ou bien l’accueil de l’hôtel de ville au 04 68 86 11 64, afin qu’un agent municipal des espaces verts puisse venir faire un diagnostic.
Vous pouvez également joindre directement :

  • le Service Régional de la Protection des Végétaux (SRPV de Perpignan au 04 68 54 12 77 ou SRPV de Montpellier au 04 68 71 18 56)
  • ou la Fédération Régionale de Défense contre les Organismes Nuisibles (FREDON du Languedoc Roussillon, au 04 67 75 64 48)
  • ou encore le Service Régional de l’Alimentation, au 04 13 59 36 46

Agissez au plus vite, la survie de vos palmiers en dépend.