Nurseries Artificielles pour Ports Exemplaires

Projet de Nurseries Artificielles pour Ports Exemplaires : un premier bilan très encourageant

C’est au Barcarès, dans l’auditorium du CREM (Centre de Recherche sur les Ecosystèmes Marins) que se sont dernièrement réunis les intervenants du projet NAPPEX pour le premier comité de suivi

On remarquait parmi l’assistance Marc Planas, premier prud’homme du Barcarès et président du comité régional des pêches, M. Mirette, premier prud’homme d’Agde, les directeurs des ports du Barcarès et de Leucate, Sylvain Cauneille et Michel Troqueraud, des représentants du Parc Naturel Régional de la Narbonnaise, de la mairie d’Agde, de Port-Vendres, du port de Chicoulet à Vendres, des Aires Marines Protégées, ainsi que Mme Laurence Fonbonne, responsable du syndicat Rivages. A noter également, la présence de madame Marie-Laure Licari du CG66, de Fabrice Ascher de la DREAL Languedoc Roussillon, et la participation de Philippe Lenfant, responsable du CREM. En présence d’élus locaux, dont le maire du Barcarès, Alain Ferrand (également 2ème vice-président du Parc Naturel Marin), la société Ecocean à l’initiative de NAPPEX, a présenté le bilan de sa première année d’études. Son président, Gilles Lecaillon, a de nouveau expliqué les grandes lignes de ce projet innovant qui consiste à utiliser les enceintes des ports pour installer des « nurseries » afin de préserver les petits poissons (post-larves) des prédateurs.

La trentaine de Biohuts (nurseries artificielles) installées en mars derniers sous les quais et pontons du port du Barcarès – tout comme la soixantaine de structures installées au total dans le département – ont fait l’objet d’études très ciblées de la part de deux jeunes ingénieurs du CEFREM en écologie marine, Réda Neveu et Anaïs Gudefin dans le cade du CREM. Au terme de plus de 250 heures de plongée, de nombreuses espèces ont été observées dans ces habitats, tels que mérous, anguilles ou encore des hippocampes… les résultats sont donc plus qu’encourageants en matière de biodiversité, tant par la richesse de la flore fixée sur les cages que par le nombre d’espèces installées dans ces habitats. Ce projet s’insère dans d’autres projets pilotés par le CREM du Barcarès, notamment le projet SUBLIMO LIFE+ dont le professeur Philippe Lenfant est le coordinateur. Soutenu par la municipalité du Barcarès qui a mis à disposition des chercheurs des locaux idéalement situés près du port, le projet SUBLIMO qui s’intéresse au repeuplement d’espèces marines et d’espèces d’intérêt commercial (pour la pêche artisanale), devrait communiquer son deuxième bilan au printemps prochain.