La Maison des Arts du Barcares

Exposition du moment

La Maison des Arts présente : Pedro Troyas : Natures Vives

Du 9 février au 13 mars 2016

En situant le travail de Troyas ‘en dehors de la culture et de l’histoire de l’art’, on risquerait de rejeter ces mêmes éléments des arts dit ‘populaires’, ou de ‘l’art brut’ en lequel Jean Dubuffet voyait une antidote à l »asphyxiante culture’ de l’art officiel.

L’approche de Troyas ne saurait être assimilée ni à celle des peintres du dimanche ou des naifs, ni être située ‘en dehors de la culture’ — en dehors de la culture officielle, reconnu, conventionnelle et conformiste, soit — mais pas extérieure à la Culture; car sa peinture nous propose des images qui enrichissent la culture visuelle existante, en nous faisant partager sa vision personnelle et généreuse du monde.

Son art jaillit des profondeurs de son être et de ses expériences de la vie, riche et variée; semblable au discours d’un medium (l’équivalent de l’inspiration’ théorisée par l’histoire de l’art traditionelle). Cet art pourrait inquiéter les arts officiels, qui perpétuent le mythe de l’ artiste maitre de ses moyens et de son style, et conscient (et respectueux) des valeurs de son milieu, et oeuvrant en harmonie avec (ou ‘contre’ ; ce qui revient au même) un concept et une histoire de l’art convenus; rigoureusement cartographiés et policés par les institutions de l’Art officiel.

A la différence des artistes académiques formés aux Beaux Arts, et des adeptes de l’Art Brut, Troyas ne s’en tient pas à un seul style — qu’il déclinerait mécaniquement ,indépendamment des sujets — mais développe ses moyens picturaux (ses styles) à partir de ses relations avec le sujet qu’il traite. Si, parfois ses moyens lui échappent (preuve des risques pris); le caractère aléatoire de son art dénote une créativité et une originalité résolument non-conformiste, qui réconcilient la formule de Montaigne: ‘Je suis moi-même la matière de mon livre’, avec celle de Buffon: ‘Le Style, c’est l’homme’.

Gérard Mermoz – Commissaire de l’exposition

Vernissage : vendredi 12 février 2016 à 18h

Renseignements

Maison des Arts
77-89 Boulevard du Grau Saint-Ange
Le Village
66420 Le Barcarès

Tél. : 04 68 80 55 02

E-Mail : maison-des-arts@portbarcares.com
Facebook : Facebook
Twitter : Twitter

Horaires

Toute l’année :
10h -13h30 / 14h30 – 18h
fermeture : lundi et mardi

La Maison des Arts : Son Histoire

La Maison Honta – 1860

La Maison Honta, du nom de son ancien propriétaire, était l’une des premières maisons « en dur » du Barcarès, regroupées autour de l’église achevée de construire en 1866. On peut donc présumer que cette construction datait de la 2ème moitié du XIXème siècle, d’autant qu’elle figure sur toutes les photos que nous possédons.

A l’origine, elle était un des premiers hôtels du Barcarès, « le Bar-Hôtel Planet », jusqu’à la fin des années 20. Achetée peu avant 1930 par M et Mme Henri Honta (lui originaire de Tarbes, elle Alsacienne), elle devient une épicerie « L’Abeille d’Or ».

Les chambres au-dessus sont toujours louées en été, principalement à des Rivesaltais ou autres habitants de la vallée de l’Agly. Ensuite, la famille Honta transforme l’étage en appartements mis en location. Eux habitent au rez-de-chaussée. Pour l’anecdote, M Henri Honta sera un des premiers maires-adjoints de la commune créée en 1929.

La commune a acheté cette maison à Mme Marie-Claude Marty, petite-fille d’Henri Honta (et qui y était née). L’ancien bâtiment, en mauvais état, a été démoli pour laisser la place à la Maison des Arts achevée en 2009.

Construction 2008 / 2009

La Maison Honta fut acquise par la commune sous la municipalité Alain Ferrand, déjà dans l’objectif d’y installer dès que possible un lieu culturel et artistique. Ce projet fut réalisé par la municipalité conduite par son épouse Joëlle, en 2009.

La Maison des Arts a été dessinée par l’architecte Yannick Alba, et son look à la fois design et discret s’intègre parfaitement au décor traditionnel du cœur du village, remplaçant avantageusement la vieille Maison Honta qui fut démolie en octobre 2008.

Ses deux étages d’expositions sont agencés de façon à laisser la lumière maîtresse des lieux, tant au rez-de-chaussée, que sur son originale mezzanine et sa belle coursive qui permettent d’apprécier les œuvres exposées dans toute leur dimension.

Un éclairage étudié révèle le soir la chaleureuse préciosité de l’ouvrage. Le 2ème étage est consacré au stockage et aux classements.

La Maison des Arts – 2009

Environ 18 000 visites par an pour la Maison des Arts depuis son ouverture le 20 juin 2009, certainement l’un des plus beaux succès de la politique culturelle de la municipalité. Nombre de visiteurs s’émerveillent devant ce bel écrin qui orne notre cœur de ville et offre à la vue du passant les plus belles facettes des oeuvres qui s’y succèdent, grâce à un éclairage étudié.

Tout autant vitrine que galerie, une véritable scénographie met en valeur tableaux et sculptures d’artistes régionaux ou internationaux, avec une prédilection pour l’art contemporain,  symbole incontestable de l’aménagement du Barcarès.

Zoom sur les années 60 et la mission Racine, l’exposition historique d’automne a attiré pas moins de 3 000 curieux de tous horizons et de tous âges, dans un éclectisme consensuel, authentique fer de lance du développement culturel et artistique d’une commune.

Inauguration de la Maison des Arts

Un public dense, essentiellement composé de Barcarésiens venus voir de près leur superbe nouvelle Maison des Arts, a envahi le parvis dès la fin de l’après-midi. Parvis honoré de la présence imposante de Vénus de bronze et de statues diverses, toutes façonnées par la main magique de Marta Solsona, artiste catalane du sud et marraine de ce lieu.

Un peu plus tard, touristes, artistes et curieux sont venus épaissir la foule, qui attendait avec impatience que Madame le Maire, Joëlle Ferrand, coupe le ruban, pour enfin investir l’intérieur de ce bijou dédié à la culture.

Les peintures de Marti Boffarull, les aquarelles d’Oscar Sanchis, tous deux venus également de l’autre côté de la frontière, captaient tous les regards dès l’entrée. Les abstraits de Marsiam continuaient la visite, jusqu’aux œuvres de nos artistes locaux Gilles Ablard et Tiffany Vailier.

Une vingtaine de bronzes de Marta Solsona comblaient l’espace de leurs délicates courbes. De l’avis de tous : une réussite !