« La Porte de la Liberté », un hommage aux Républicains espagnols

Dans le cadre de son programme mémoriel pour les 80 ans de la Retirada, après une série de temps forts soutenus par les associations (UBAC VG, Les Artistes Au Barcarès…), et les jeunes du Barcarès, une réalisation monumentale, inaugurée samedi 30 novembre sur le rond-point du Lido, ouvrant sur l’avenue de la Retirada, est venue clôturer ce temps de mémoire.

Cette œuvre réalisée par le sculpteur catalan Emili Armengol est l’aboutissement d’une démarche municipale, engagée depuis près de 2 ans, afin de commémorer la Retirada . « La porte de la liberté » représente le symbole des Espagnols qui ont dû fuir le franquisme. Cette porte est haute comme « le symbole de l’espérance de trouver, dans un nouveau pays d’accueil, la possibilité de reconstruire leur vie », comme l’a expliqué le sculpteur qui a choisi de réaliser cette œuvre dans un matériau « dur et austère, comme l’ont été les débuts pour tant d’Espagnols de la Retirada ». Après l’implantation de la Porte, un deuxième temps forts a permis aux descendants de réfugiés, enfants et adultes, de marquer leurs empreintes de pieds nus sur le chemin qui passe en-dessous, en signe du « dénuement dans lequel ces Espagnols se sont trouvés à l’arrivée sur le sol français ».

Pour l’occasion, de nombreux Catalans et Espagnols avaient fait le déplacement. On remarquait également parmi l’assemblée, Philippe Benguigui, président de l’associations Zakhor pour La Mémoire ou encore Amar Méniker, président de l’association Génération Harkis…ou encore des délégués de quartier, et de nombreux présidents d’associations, entre autres, Souvenir Français, L’UBAC VG, les Falconers… Le maire, Alain Ferrand, a chaleureusement félicité toutes celles et ceux qui ont permis cette belle réalisation, notamment José Mateu, président de l’associations Barcarem’s i veles, qui a facilité la rencontre avec Emili Armengol. Il a également exprimé sa fierté d’édile pour avoir su pallier au manque de cette reconnaissance historique au Barcarès sur ce sujet, en soulignant que « cette œuvre est le résultat de la somme de toutes les volontés qui ont porté ce beau projet pour qu’il se réalise. Cette œuvre, c’est le résultat de cette intelligence collective qui construit, qui érige, qui réalise ». Sous une météo de circonstance, l’hommage s’est poursuivi autour du verre de l’amitié sous la Halle des fêtes, place de la République.

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